Vendre en viager sans se faire avoir : le guide
Les 5 protections qui sécurisent totalement une vente en viager : juste prix, clause résolutoire, garanties, indexation, réversibilité.
Vendre en viager fait peur : « et si l'acheteur ne payait plus ? », « et si je vendais trop bas ? ». Bonne nouvelle : bien fait, le viager est l'un des contrats les plus protégés pour le vendeur. Voici les cinq garanties à connaître et à exiger.
1. Le juste prix, fondé sur un barème reconnu
Ne vendez jamais « au feeling ». Faites estimer la valeur libre par un professionnel indépendant, et exigez un calcul appuyé sur un barème reconnu comme le barème Daubry. Vous arrivez ainsi à la table en connaissant déjà vos chiffres. Dans le calculateur Hyboux, vous pouvez même saisir la rente qu'on vous propose : il vous indique le capital qu'elle convertit réellement, donc le prix que vous obtenez en face du barème.
2. La clause résolutoire : votre bouclier
C'est la protection reine. Si l'acheteur cesse de verser la rente, la vente est annulée et vous récupérez votre bien, en gardant en général les sommes déjà perçues. L'acheteur a donc bien plus à perdre que vous : il devient le plus assidu des payeurs.
3. Le privilège du vendeur et l'hypothèque légale
Des garanties inscrites qui vous placent en première ligne pour être payé. Le notaire les met en place dans un contrat bien rédigé : vérifiez qu'elles figurent bien à l'acte.
4. L'indexation de la rente
Une rente fixe s'appauvrirait avec l'inflation. La solution est automatique : la rente est indexée chaque année sur un indice officiel. Votre pouvoir d'achat est préservé jusqu'au bout. Sur le partage entre capital et rente, voyez aussi Bouquet et rente en viager.
5. La réversibilité (si vous êtes en couple)
Exigez que la rente soit réversible : au décès de l'un, l'autre continue de la percevoir. Sans cette clause, le survivant pourrait se retrouver démuni.
En viager, vous ne vendez pas en espérant que l'acheteur soit honnête. Vous vous protégez de manière à ce que son honnêteté n'ait aucune importance.
Le bon réflexe
Le bon acheteur accepte toutes ces protections sans discuter. Celui qui rechigne vous montre qui il est. Entourez-vous d'un notaire et prenez votre temps : une vente en viager n'est jamais urgente pour vous.
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